Some Strings : found image & sound, 1901-2024 « the cinema of solidarity »
France | 2024 | 4 min | documentaire « the cinema of solidarity » est l’un des gestes qui composent le programme Some strings. Some strings prend sa source dans ce qui fait tache sur les écrans de l’histoire : en Palestine, là où le poète et professeur Refaat Alareer, comme tant d’autres êtres, a été ciblé par des frappes Israéliennes et tué avec sept autres membres de sa famille. Son dernier poème, Si je dois mourir, écrit entre terre et ciel, cinq semaines avant sa mort, appelle à créer un cerf-volant avec des bouts de ficelles. Some strings le reçoit en héritage, comme chacun de ses lecteurs. Le cerf-volant devenu objet de résistance et ses bouts ficelles pris en main aujourd’hui par une centaine d’artistes sont une diversité de regards portés sur l’un des moments les plus sombres du XXIe siècle. La diffusion de Some strings est envisagée la plus vaste possible, dans le monde entier, dans des salles de cinéma en avant programme, des festivals, en continu, dans des espaces très variés, parce qu’à chacun son bout de ficelle. Des initiatives dans le monde se retrouvent sur some-strings.org Sarah Wood travaille avec l’objet trouvé, en particulier l’image fixe et animée, comme un acte de réappropriation et de réinterrogation. Elle travaille principalement avec l’image documentaire pour interroger la relation entre la narration de l’histoire et la mémoire individuelle. Récemment, elle s’est concentrée sur la signification de l’archive, en particulier sur la politique de la mémoire.